De source sûre, on apprend qu’une nouvelle déportation de Congolais est prévue ce 19 février. Vraisemblablement, il s’agira d’un vol militaire au départ de Melsbroeck à 10h00.

Parmi eux, la Congolaise dont l’expulsion le 15 février dernier a été avortée grâce à la mobilisation des passagers de l’avion et de la députée bruxelloise Gisèle Mandeila. Cette femme devra donc affronter une quatrième tentative d’expulsion.

Cinq Congolais sont actuellement mis en isolement au 127bis et d’autres seront amenés dans la soirée en provenance des autres centres de rétention où certains d’entre eux sont détenus depuis plusieurs mois.

La plupart d’entre eux sont des opposants au régime de Kabila qui risquent la détention, la torture ou la disparition dès leur arrivée à Kinshasa.

Tous les témoignages concordent : les expulsés sont pris en charge dès leur arrivée par la l’Agence Nationale du Renseignement qui les soupçonnent systématiquement d'être des opposants politiques, des « combattants ».

Le 15 février dernier, le journal britannique The Guardian révélait que les demandeurs d’asile congolais expulsés de Grande Bretagne étaient soumis à la « torture en toute discrétion », notamment dans la prison de Kin Maziere.

Une ONG a suivi pendant plusieurs mois onze Congolais expulsés : huit sont toujours détenus et deux sont décédés des suites de torture.

Toutes les associations de défense des migrants dénoncent avec force ces vols de déportation collective en infraction avec la Convention européenne des Droits de l’Homme. Et d’autant plus s’il s’agit d’un vol militaire où aucun témoin (journaliste, médecin) n’est autorisé.

Une fois de plus l’Office des Etrangers et le gouvernement belge n’hésitent pas à déporter des demandeurs d’asile voués au mieux à une détention arbitraire, au pire à l’emprisonnement, à la torture voire à la mort.

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