12 octobre 2008
14 octobre Manif !
Rassemblement ce mardi 14 octobre 2008 au rond-point SCHUMAN à 16h devant les institutions de l’Union Européenne
Yves Leterme, Premier Ministre Belge, a annoncé que ce 14 octobre la question de l’immigration serait à l’ordre du jour dans sa nouvelle déclaration politique. Après 7 mois d’attente nous restons sceptiques sur ces résultats.
En mars 2008 le Premier Ministre Belge Yves Leterme a déclaré la régularisation des sans papiers sur base de trois critères:
- Les longues procédures d’asile (depuis 4 ans en Belgique pour les familles et 5 ans pour les célibataires additionnant la procédure d’asile, le recours au conseil d’état ou une demande de régularisation 9.3)
- Avec un contrat de travail ou en tant qu’indépendant (toutes les personnes arrivées en Belgique avant le 31 mars 2007 recevront une carte provisoire de 6 mois laquelle sera renouvelée avec un contrat de travail ou les statuts d’indépendant)
- L’ancrage local ou « Intégration » (pour toutes les personnes arrivées depuis longtemps en Belgique, avec des enfants, maîtrisant les langues nationales, des recommandations du bourgmestre de leurs communes, etc.)
Malheureusement la nouvelle ministre de l’immigration Annemie Turtelboom (droite flamande VLD) refuse de mettre cette décision politique en place.
Elle déclare que des négociations sont en cours pour trouver un accord, mais un accord pourquoi ??? Puisque le gouvernement a déjà déterminé les critères de régularisation et que l’accord a été signé au mois de mars!!
Annemie Turtelboom nouvelle « ministre de l’immigration » détient des milliers de personnes en otage sous le prétexte d’une négociation qui traîne depuis des mois, laquelle n’a servi jusqu'à présent qu’à ajouter de nouvelles conditions pour accéder à la régularisation:
- Prouver un séjour légal en Belgique (absurde si vous êtes sans papiers !!)
- Un système de 70 points à rassembler pour être régularisé (aucune chance à moins de faire preuve d’une intégration parfaite : enfants scolarisés, avoir un travail déclaré dans un métier en pénurie, parler le néerlandais, etc.)
Ces décisions réduisent les chances de régularisation pour des milliers de personnes, deux critères bien distincts de l’accord du mois de mars celui de l’intégration et du travail sont fusionnés pour n’en faire qu’un seul avec un systeme à points!
Nous refusons ces négociations au rabais et les nouvelles conditions de la circulaire à points de Turtelboom car elle exclut des milliers de personnes!
Au niveau Européen les chefs d'état de 27 pays de l’Union vont se réunir ces 15 et 16 octobre pour ratifier le "Pacte Européen sur l'Immigration et l'Asile".
Inspirés par l’exclusion des indésirables du sud, ces accords continuent à construire une véritable Fortesse Eurpéenne avec des directives politiques à suivre comme celle dénommée « RETOUR » qui prévoit, entre autres, l’expulsion de 12 millions de personnes du sol Européen à partir de 2010, légalise l'emprisonnement des enfants (18 mois !!) dans les centres fermés pour étrangers!
Nous avons donc voulu joindre dans notre rassemblement de ce 14 octobre les deux maillons d’une chaîne directement liés dans ces décisions politiques tant au niveau national qu’au niveau Européen.
Premiers signataires:
RESF 38 Reseau Education Sans Frontieres - Armand SOLER - France
SOS SOUTIEN AUX SAPIERS - France
Quotidien des sans-papiers - France
De Ketelpatrouille vzw - Frank Cool - Belgique
Radio Campus Bruxelles - Déborah Fabré - Belgique
L'Envers du Décor asbl - Pascale Ramet - Belgique
Mouvement Citoyen Palestine - Nordine Saïdi - Belgique
Forum Social de Bruxelles - Ben Ammar Raouf - Belgique
UAG Une Autre Gauche - Cristina Gay - Belgique
CRER - Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation
ETOPIA - Suzanne Mousset - Belgique
L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits asbl - Boudida Naima - Belgique
CRACPE Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers - France Arets - Belgique
Selma Benkhelifa - Avocate Progress Lawyers Network - Belgique
HISPANO BELGA Service Sociale - Ivan SALAZAR - Belgique
Collectif de Verviers pour le soutien des Sans-Papiers - Marie-Noëlle Leloup - Belgique
Marie Nagy - Députée Honoraire / Conseillère communale à Bruxelles-Ville - Belgique
Kinderen Zonder Papieren vzw - Jozef Hertsens - Belgium
Comite pour une autre politique - Raouf Ben Ammar - Belgique
LCR, Ligue Communiste Révolutionnaire - Ataulfo Riera - Belgique
Michel Collon - Journaliste - Belgique
Evelyne Van Meesche - Belgique
Nadine Rosa-Rosso - Rassembler les résistances - Belgique
Marie-Ghislaine Stoffels - Belgique
El khoury renee - Belgique
Saïdi Nordine - administrateur MRAX - Belgique
Karim Hassoun - LAE - Belgique
Pamela Delard - Belgique
Vanden Bemden Isabelle - membre du parti écolo - Belgique
Nathalie Fessol - participante à RESF en Belgique
Joelle Baumerder - Directrice de la Maison du Livre - Belgique
25 septembre 2008
Mateo Alaluf
Jusqu’où les sans-papiers payeront-ils la lâcheté du gouvernement ?
mercredi 24 septembre 2008, 11:12
J’ai décidé depuis le début des années 1970 de soutenir la cause des migrants illégaux, que l’on appelait alors clandestins et maintenant sans-papiers. Il y eut à l’époque aussi des manifestations et des grèves de la faim pour obtenir la régularisation ainsi qu’un « statut », comme on disait alors, pour les « travailleurs étrangers ». Le résultat fut la première opération de régularisation en 1974 et la loi de 1981, dite loi Moureaux, sur l’accès au territoire et le séjour des étrangers. En même temps que la régularisation des « clandestins », on avait décidé à l’époque, en raison de la crise et du chômage, l’arrêt de l’immigration, à l’exception de certaines catégories d’étrangers.
Depuis lors cependant, paradoxalement, la migration n’a cessé d’augmenter alors que la législation se faisait de plus en plus restrictive. La diminution de l’immigration légale a été en fait largement compensée par l’immigration illégale. La fonction latente de cette législation est apparue ainsi au grand jour. Contrairement à ses intentions affichées, elle ne sert pas à empêcher les migrants de venir. Son effet n’est donc pas quantitatif mais qualitatif. En accédant au territoire, les migrants deviennent des illégaux. Leur fragilité administrative les expose aux dénonciations. Privés de droits, ils sont soumis à tous les arbitraires et sont susceptibles d’être arrêtés à tout moment. Ainsi se constitue un inframarché du travail dans lequel œuvrent des salariés sans droits qui réunit les conditions, de ce que l’anthropologue Emmanuel Terray appelle la « délocalisation sur place ». Puisque toutes les activités, comme celles du bâtiment et des travaux publics, de l’hôtellerie et de la restauration, du nettoyage et des services aux personnes ne peuvent être délocalisées, les sans-papiers peuvent y pourvoir sur place aux conditions de travail et de salaire du tiers-monde.
Prendre position consiste en conséquence à agir avec les sans-papiers pour faire reconnaître leur droit au séjour. Cette liberté d’aller et venir est profondément ancrée dans l’esprit des migrants d’aujourd’hui. Ce droit fondamental de la personne humaine est aussi le plus ancien des droits qui précède les droits politiques et sociaux. Il y a sans doute les principes et les modalités de son application. On ne peut sans doute pas ouvrir purement et simplement les frontières. Encore ne faut-il pas fermer les yeux alors que des personnes sont en train de se laisser mourir dans notre quartier, notre ville, près de chez nous.
Le monde a changé depuis les années 1970. Les capitaux, les biens, les services, l’information circulent sans entraves. Qui peut encore penser que l’on peut assigner sur place des populations, surtout lorsqu’elles sont décimées par des guerres, des catastrophes ou des famines ? En Belgique, depuis l’accord politique de l’Orange bleue, ensuite du gouvernement Verhofstadt et enfin du gouvernement actuel, des promesses ont été faites à des migrants en grève de la faim. Sous l’effet de promesses et d’espoirs chaque fois déçus, la grève de la faim est devenue le seul critère de régularisation. Beaucoup de sans-papiers pris dans cette tourmente folle ont déjà détérioré leur santé physique et parfois mentale à tout jamais. D’autres risquent chaque jour leur vie. Ils se heurtent pourtant à un mur.
Pourtant, toutes les études, celle réalisée récemment à propos de l’opération de régularisation de 1999-2000 en Belgique, comme celles menées à l’étranger, témoignent de ses effets positifs en termes d’intégration sociale et professionnelle. L’Espagne est à cet égard exemplaire. De 1995 à 2005, l’Espagne a accueilli 3,3 millions de migrants. Le gouvernement de M. Zapatero, malgré les critiques acerbes de son opposition de droite, comme des mises en garde de ses voisins français, a procédé en 2005 à la régularisation de 600.000 migrants illégaux. Pendant cette période, l’économie espagnole a connu une croissance particulièrement élevée, le taux de chômage a baissé de 18 à 8 % et le déficit de la sécurité sociale a été divisé par deux.
Le gouvernement se ligote lui-même dans un Etat qui perd sa substance. Pris en tenaille par la crise financière mondiale d’un côté et la crise communautaire de l’autre, il ne parvient pas à répondre à la diminution du pouvoir d’achat et à l’appauvrissement d’une fraction de la population. Comme aux pires moments de l’histoire, la fermeté affichée à l’égard des sans-papiers, de ceux qui sont précisément privés de tout droit, paraît le moyen le plus commode d’affirmer sa souveraineté. Au prix bientôt de combien de morts ?
Mateo Alaluf Professeur à l’ULB
01 août 2008
conference
Conférence de presse du réseau d'avocats PLN
Chers amis,
Le réseau d'avocats PLN a invité la presse pour faire savoir que les avocats sont choqués de ce que les politiques ont dit dans la presse de ces derniers jours.
En français
In het Vlaams
http://video.google.com/videosearch?q=Grève+de+la+soif-+persconferentie+PLN&sitesearch=#
Voici la vidéo avec Selma Ben Khelifa, l'avocate des deux sans papiers, et leur témoignage.
C'est on ne peut plus clair....
Un grand merci à Selma qui, c'est rien de le dire, n'utilise pas la langue de bois si chère à nos ministres.
http://video.google.com/videosearch?q=Grève+de+la+soif-+2+sans+papiers+et+leur+avocate&sitesearch=#
A bientôt
Greta
07 mai 2008
Action sourprise au 127bis !
Ce mardi après-midi au parlement fédéral, la commission de l’intérieur a décidé d’envoyer les sénateurs francophones et flamands au centre fermé 127bis. Nous avons pris nos calicots et geulophone et nous sommes allés également pour leur dire deux, trois choses sur la politique d’immigration belge.
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Une fois arrivés devant le centre fermé nous avons salué les détenus, lesquels étaient à l’extérieur des cellules, avec des cris, des appels au soutien et des
« LIBEREZ TOUS LES SANS PAPIERS » !!!
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Pendant la visite des politiciens dans cet endroit sinistre, face cachée de la « démocratie belge », on a pu parler avec les détenus, on leur a donné le numéro des permanences du collectif pour toutes les questions nécessaires à leur libération : tentatives d’expulsion à l’aéroport de Zaventem, trouver un avocat, des médecins pour ceux qui sont malades, des cartes téléphoniques, etc.
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A la sortie des politiciens des journalistes (et nous-mêmes) les ont questionné sur leur comportement dans cette zone de non droit, sur l’enfermement des familles, enfants et la perpétuité des centres fermés dans les programmes du gouvernement.
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Nous avons eu une discussion très « intelligente et constructive » avec le représentant du parti d’extrême droite flamand Vlaams Belang !!
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En dernier lieu le porte parole de l’Office des Etrangers, Dominique Ernould, est sortie suite à nos invitations répétées à la discussion. Une fois les fonctionnaires du ministère de l’intérieur prêts à nous parler, nous leur avons demandé la libération des sans papiers arrêtés devant l’office des étrangers et un moratoire pour arrêter les expulsions. A la question concernant le décès de Mr Folefack, elle nous a répondu que « Mr Folefack s’était donné la mort à cause d’un chagrin d’amour » !!! Mais certainement pas à cause des coups qu’il a reçus lors de la tentative d’expulsion par la police fédérale, ni de l’énorme pression psychologique et physique utilisée dans les centres fermés pour mater toute résistance aux déportations !
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17 avril 2008
Payer des Impots !!
Les sans papiers doivent payer des impots ??!!
On avait les marchands de sommeil, les patrons negriers, les proxenetes, aujourd hui le Ministere de finance (l'etat belge) commence a faire payer des impots aux sans papiers, ... MAIS C'EST DU N'IMPORTE QUOI !!!!
Voir ici :
http://skynet.rtbf.be/index.html?page=reportages&pq=medium&pj=855&pr=17226¶g=rep17226
11 avril 2008
!
Belgique: moins d'étrangers que dans les années 90
(Belga)
Au 31 décembre 2005, la Belgique comptait 10.511.382 habitants. Parmi eux, 900.473 étaient de nationalité étrangère, soit 8,57% de la population totale. La part des étrangers est moins importante que dans les années 1990 où elle avoisinait les 9%, selon les chiffres du rapport 2007 "L'immigration en Belgique - Effectifs, mouvements et marché du travail", qui vient d'être publié par le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.
Cette étude constitue la contribution belge au rapport sur les migrations internationales réalisé chaque année par le Système d'observation permanente des migrations (SOPEMI) de l'OCDE. Le nombre d'étrangers ainsi que leur part dans la population totale ont diminué depuis 1995 pour atteindre un minimum en 2001 (8,21% de la population totale soit 846.734 personnes). Depuis, la tendance s'est à nouveau inversée avec une hausse constante du nombre d'étrangers en Belgique depuis 2002.
La majorité des étrangers (67%) résidant en Belgique sont des citoyens de l'Union européenne. Les Italiens constituent la communauté étrangère la plus importante et, bien que leur population a encore diminué de 2% entre 2004 et 2005, ils étaient toujours 175.498 fin 2005. Les Polonais (18.026) sont les citoyens européens dont le nombre a enregistré la plus forte progression avec une augmentation de 28,8% entre décembre 2004 et décembre 2005.
Le nombre de ressortissants issus de pays hors Union européenne a augmenté de 6,3% entre 2004 et 2005. Parmi ces non Européens, les Marocains et les Turcs constituent les principales communautés avec respectivement 80.602 et 39.664 personnes. Ils sont suivis par les Congolais qui comptent 13.454 ressortissants en Belgique. Le rapport souligne en outre que c'est le nombre de citoyens de pays européens mais hors Union européenne qui a le plus progressé en un an: le nombre de Roumains a augmenté de 34,9% et celui des Russes de 35,8%.
En chiffre absolu, c'est en Région flamande qu'habitaient le plus grand nombre d'étrangers (314.202) fin 2005. Par contre, en proportion c'est la région de Bruxelles-Capitale qui accueillait le plus d'étrangers avec 27% de sa population totale alors que la part d'étrangers en Région flamande n'était que de 5% (et 9% en Région wallonne).
Entre fin 2004 et fin 2005, l'accroissement annuel de la population totale a été de 0,63% (65.530 personnes). La population belge s'est accrue de 35.919 personnes (+0,38%) et la population étrangère de 29.611 personnes (+3,4%). En 2005, 90.364 personnes ont immigré en Belgique soit presque 5.000 de plus qu'en 2004. Depuis l'année 2000 où les demandes d'asile avaient atteint un nombre record de 42.691 unités, l'afflux des candidats réfugiés n'a cessé de décroître jusqu'en 2004. En 2005, le nombre de demandes d'asile a de nouveau légèrement augmenté avec 15.957 demandes enregistrées (ce qui correspond à 20.502 personnes). La tendance à la baisse s'est par contre confirmée dans le reste du monde industrialisé. La Belgique reste le 6e pays de l'Union européenne quant au nombre de demandes d'asile enregistrées et le 8e pays au niveau mondial
Toujours en 2005, le pays d'origine des demandeurs d'asile le plus représenté était la Russie (y compris et surtout la Tchétchénie) avec 1.438 demandes d'asile. Venaient ensuite la République démocratique du Congo (RDC) avec 1.272 demandes d'asile et la Serbie-Monténégro (1.203 demandes, y compris le Kosovo). Le nombre de reconnaissances du statut de réfugiés au Commissariat Général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a atteint 3.059 unités (contre 2.275 en 2004) alors que le nombre de refus s'est élevé à 7.790 (5.860 en 2004).
Avec 12.088 permis de travail A et B octroyés à des étrangers en 2005, le nombre de permis délivrés augmente à nouveau alors qu'il n'avait cessé de diminuer depuis 1999 (13.201 premiers permis octroyés). Une grande partie de cette augmentation résulte du nombre de plus en plus important de permis B délivrés aux travailleurs saisonniers dans le secteur horticole en Flandre: en 2005, 2.639 permis de ce type ont été délivrés contre 1.003 en 2004. 2.585 (près de 98 pc) de ces permis ont été accordés à des travailleurs polonais.
Par ailleurs, sur l'ensemble des permis B délivrés en 2005, plus de la moitié l'ont été à des travailleurs hautement qualifiés, principalement à des Indiens, des Japonais et des Américains. En juin 2005, 22,9% des étrangers actifs (100.634 personnes) étaient au chômage contre 10,8% des actifs belges (468.394) et 11,9% de la population active totale.
Le taux de chômage des étrangers a néanmoins diminué de 0,3 point alors que le taux de chômage total et celui des Belges ont augmenté de respectivement 0,4 et 0,5 point.
"L'intégration des étrangers et des personnes d'origine étrangère sur le marché de l'emploi reste problématique, or le travail reste un facteur clé d'intégration à la société dans son ensemble", concluent les auteurs du rapport. Le rapport peut être consulté sur le site www.emploi.belgique.be
17 février 2008
bilan
Petit bilan syndical et associatif dans le mouvement des sans papiers
CRER - Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation
Fevrier 2008
Au niveau Syndical
Depuis ces dernières années l’initiative plus intéressante entreprise par les syndicats a été la « campagne d’affiliation »
Cette initiative a donné aux travailleurs sans papiers une reconnaissance et une légitimité. A son origine l’idée a été applaudie et félicitée, mais deux ans après qu’en reste-t-il ?
Pas grande chose, à Bruxelles près de 3000 sans papiers ont bénéficié de cette syndicalisation : ils payent des cotisations, moins chères que les travailleurs légaux mais ne bénéficient pas des mêmes droits. En effet cette syndicalisation est purement « symbolique » car elle ne donne pas le droit à une protection sociale ni juridique
Par exemple si un travailleur sans papiers est exploité par un patron et que celui-ci ne veut pas lui payer son salaire à sa juste valeur, le syndicat ne peut pas intervenir pour défendre ce travailleur, même si celui-ci est syndiqué ! D’ailleurs les travailleurs sans papiers qui n’arrivent pas à payer leurs cotisations reçoivent des mises en demeure de la part du syndicat avec les menaces de leur retirer la carte.
Toujours en ce qui concerne les conséquences désastreuses de la politique d’immigration pour des milliers de personnes dans les centres fermés et les expulsions, nous avons également fait des demandes aux appareils syndicaux, comme par exemple ; nous donner des coups de mains, de temps en temps, lors d’une expulsion à l’aéroport de Zaventem.
Si une équipe sur place avait arrêté de travailler une heure seulement lors de la tentative d’expulsion de la petite Angelica tout le monde aurait apprécié énormément. Malheureusement cette demande pas plus que les autres n’a jamais eu de réponses.
Aucune réponse non plus quant aux violations des Droits de l’Homme dans les centres fermés. Il a été demandé de rencontrer les délégations syndicales de la FGTB et la CSC du centre fermé 127bis à propos de la situation des enfants, femmes enceintes et personnes âgées enfermés et qui subissent régulièrement des traitements inhumains et dégradants.
Sur ce point comme pour les autres, si rien n’avait été demandé, nous n’aurions pas obtenu plus !!
La campagne de syndicalisation qui aurait pu ouvrir le débat sur un permis de travail pour les travailleurs sans droits n’arrive pas à ouvrir les consciences de l’appareil syndical et c’est bien dommage ! Surtout quand, en face, les fédérations patronales et les partis de droite demandent de régulariser les sans papiers à cause du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs.
Dans l’absence de réponses à nos multiples demandes auprès des syndicats, nous avons dû nous-mêmes créer les contacts et chercher les solutions. D’un côté pour combler l’absence de l’organisation sensée nous défendre et d’un autre pour réagir aux attaques de plus en plus agressives de la part du gouvernement et des patrons, lesquels voient aujourd’hui dans l’immigration une manière de gagner plus d’argent sans pour autant respecter les droits de ces travailleurs.
Un des risques de ces projets est de créer une nouvelle catégorie de travailleurs, admis sur le territoire sur base d’une carte « Green » ou « Bleu » conditionnée à leur durée de travail et sans les mêmes droits que les travailleurs belges, ceci provoquant chez les travailleurs étrangers et autochtones d’énormes injustices.
D’un côté jouer avec la concurrence pour continuer à faire baisser les salaires chez les autochtones et profiter de la précarité, sans les mêmes droits sociaux, chez les étrangers, ce qui donnera, encore une fois au patrons un maximum de profits.
D’après notre constat, nous nous dirigeons tout droit vers une politique d’immigration choisie, dans le style Sarkozy mais à la sauce Orange, Bleu et Rouge !
Au niveau associatif
Si les positions des associations sensées défendre les Droits de l’Homme ont évolué ces dernières années, il reste encore du travail à faire sur les influences politiques quand il s’agit de parler au nom de la fameuse « société civile »
A plusieurs reprises nous avons attiré l’attention de ces organisations sur leurs prises de positions concernant la politique d’immigration et par de nombreuses fois nous n’avons reçu que de l’indifférence.
Afin de mieux faire comprendre nos positions partageons quelques questions envoyées aux responsables de ces organisations et pour lesquelles aucune explication n’a encor été fournie :
En 2007 notre réseau de parrainage au 127bis, a été alerté sur une dégradation montante des conditions d’enfermement pour les détenus, provoquant des bagarres, émeutes, agressions sur les sans papiers, violences lors d’expulsions, etc. Ceci a provoqué une grève de la faim d’une vingtaine de détenus le 18 avril. Les grévistes demandant un soutien extérieur des associations, nous avons fait une demande de réaction aux associations, la réponse fut très douteuse.
En fait, avec cette expérience il est apparu que le groupe de visiteurs des centres fermés du CIRE était régulièrement au courant de toutes ces situations depuis des années, mais que ces infos restaient inaccessibles aux groupes de défense des sans papiers, aux sans papiers eux-mêmes et au grand public. Nous avons demandé à une des visiteuses pourquoi ces infos n’étaient pas transmises quand une situation urgente apparaissait, elle nous a répondu qu’elle ne voulait pas perdre son droit de visite.
Ce droit de visite est accordé par l’Office des Etrangers, l’administration responsable des souffrances des milliers de personnes dans les centres fermés, les expulsions et la clandestinité des sans papiers, cette collaboration entre ces associations et le Ministère de l’Intérieur est encore plus que douteuse.
Fin de l’année 2006, le Ministre de l’Intérieur Patrick Dewael organisait une table ronde pour trouver des alternatives à l’enfermement des enfants et des familles sans papiers. Les associations jouèrent alors le jeu, avec des études et des recherches ils firent le travail du ministre. Le résultat aujourd’hui est qu’il existe des projets d’humanisation des centres fermés et non de libération ou suppression de ces centres.
Il ne sert à rien de dessiner des Mickey sur les murs et d’engager des puéricultrices, des innocents seront toujours enfermés comme des criminels !!
Et il ne sert à rien de continuer à manifester avec eux non plus, car quand il faut sérieusement s’opposer aux projets du gouvernement, les représentants de la société civile ne le font pas !!
Il est toutefois vrai que les associations interpellent aussi, par des choses comme : le rapport sur les centres fermés, le tribunal d’opinion sur l’enfermement des enfants et toutes sortes d’activités de sensibilisation, lesquelles méritent notre respect. Mais il est déplorable que l’ensemble du problème reste dans la catégorie du « Symbolique » et donc rarement avec des résultats concret sur ces questions.
Par rapport à cet aspect du « symbolisme » dans les actions, le besoin d’ingéniosité nous pousse régulièrement à réinventer les moyens de faire passer les messages auprès du grand public. Malheureusement cet exercice nous éloigne parfois de la réalité, or les politiques d’immigration ne sont pas symboliques elles sont bien réelles !
Et pour ne pas perdre notre temps et nous opposer concrètement, il faudrait réagir à la juste dimension du problème et non utiliser la dimension symbolique, parce que celle-ci n’a aucune force devant l’enjeu d’une politique fédérale.
En face de nous le gouvernement prévoit une nouvelle politique d’immigration, celle-ci n’aura rien de symbolique, elle se traduira par des actes concrets, des investissements et des implications avec le monde associatif et politique, plus que jamais nos responsabilités par rapport à notre avenir proche sont mis en cause et seulement nos actes prouveront nos choix de demain !
CRER
14 février 2008
19 fevrier Manif a Anvers !
MANIFESTATION POUR UN DROIT DE SEJOUR
ANVERS CE 19 FEVRIER 2008 !!
27 janvier 2008
crer
POUR LA CRER 2008 COMMENCE AVEC DES MULTIPLES ACTIVITES, CETTE SEMAINE ON A ETE INVITE A 3 ACTIVITES CONSACRES A LA POLITIQUE D'IMMIGRATION, DES NOUVELLES OPORTUNITES POUR SENSIBILISER LE GRAND PUBLIQUE SUR CES MATIERES ET LES INVITER A NOUS REJOINDRE !!
MERCREDI 24 ON A ETE INVITE POUR PARLER AVEC UNE CLASSE DE L'ECOLE SUPERIEUR D'ARCHITECTURE DE LA CAMBRE, NOUS AVONS DISCUTE PENDANT PRET DE DEUX HEURES DES CENTRES FERMES ET LEURS ROLE DANS LA SOCIETE DE DEMAIN
VENDREDI 25 JANVIER DEUX ACTIVITES NOUS ONT ETE PROPOSE, LA PREMIERE EN MATINE ETE ORGANISE A LA HAUTE ECOLE PEDAGOGIQUE LUCIA DE BROUCKERE A SCHAERBEEK, LORS DE CETTE TABLE RONDE NOUS AVONS PARTAGE LA DISCUTION AVEC LE SOCIOLOGUE AMHED MEDHOUNE (ULB), UN RESPONSABLE DU CASU (Centre d’Action Sociale d’urgence) ET DE LA CROIX ROUGE, RESPONSABLE DE LA TABLE RONDE.
ET POUR FINIR, LE SOIR NOUS AVONS ETE AU CENTRE CULTUREL D'SCHAERBEEK DANS LE CADRE DES ACTIVITES "CINE CANAPE" CONSACRES AUX SANS PAPIERS, POUR CETTE ACTIVITE NOUS AVONS OUBLIE L'APPAREIL PHOTO MAIS DEVANT UN PUBLIQUE D'UNE CINQUANTAINE DES PERSONNES NOUS AVONS FAIT UN COURT BILAN DU MOUVEMENT DE RESISTANCE AUX POLITIQUES D'IMMIGRATION EN BELGIQUE, AVEC UN BILAN POSITIVE DE LA PART DES SANS PAPIERS ET DES CITOYENS LEQUELLES SONT PLUS CONCIENT ET ACTIVES QUE DANS LE PASSE MAIS UN AVENIR AMERE, SANS VRAIMENT DES SOLUTIONS D LA PART DES POLTIQUES, LEQUELLES NOUS PREPARENT UN MINISTERE DE L'IMMIGRATION, DES ENFANST DANS DES CASERNES MILTAIRES, DES TESTES ADN, ETC, ETC.
POUR CLOTURER NOTRE INTERVENTION NOUS AVONS INVITE LE PUBLIQUE PRESENT A CONTINUER LE COMBAT POUR LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME ET A RESISTER CONTRE LES POLITIQUES D'ETAT QUI NOUS EXCLUENT ET REPRIMENT.
16 janvier 2008
Coordination Nationale des Sans papiers (CNSP)
DANS LE CADRE DE NOS ACTIONS DANS LA COORDINATION NATIONALE DES SANS PAPIERS NOUS VOULONS VOUS INFORMER DE NOS ACTIVITES DE CETTE SEMAINE ;
LUNDI DERNIER NOUS AVONS ETE MANIFESTER DEVANT LE SIEGE DU MR, UNE CINQUANTAINE DES SANS PAPIERS ONT REPONDU A L'APPEL ET UNE DELEGATION DE LA CNSP A ETE RECU PAR DEUX REPRESENTANT DU MOUVEMENT REFORMATEUR ; MR DANIEL BACQUELAINE ET MR PIERRE IVE JEHOLET, NOUVEAU PORTE PAROLE DU PARTIS
LA DELEGATION A MIT SUR LA TABLE DES NEGOCIATIONS 3 POINTS SUR LA POLITIQUE D'IMMIGRATION ; L'ACCORD DE L'ORANGE BLEU, LA REGULARISATION PAR LE TRAVAIL ET LE MORATOIRE POUR GELER LES EXPULSIONS AVANT LA PROCHAINE CAMPAGNE DE REGULARISATIONS.
LES REPRESENTANT DU MR NOUS ONT PROPOSE DE NOUS REVOIR POUR CONTINUER A DISCUTER ET INITIER DES TRAVAUX, NOUS ALLONS SUIVRE LE DOSSIER !!
MERCREDI 16 A MIDI ON A ORGANISE UNE REUNION AU PARLEMENT FEDERALE, LES PORTES PAROLES DES COLLECTIFS EN COORDINATION A LA CNSP ON ETE ACOMPAGNES PAR L'AVOCATE SELMA BENKHELIFA, FIGURE EMBLEMATIQUE ET RESPECTE DANS LA LUTTE DES SANS PAPIERS EN BELGIQUE.
AU PARLEMENT NOUS NOUS SOMMES REUNIS AVEC LE CDH, ECOLO ET LE MR POUR CONTINUER LES DISCUTIONS SUR LES PROCHAINES NEGOCIATIONS GOUVERNAMENTALES ET LA PERSPECTIVE D'UNE POSSIBLE REGULARISATION POUR LES SANS PAPIERS.






















