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Nous venons d'apprendre qu'une femme enceinte de 7 mois est détenue depuis une semaine au Centre Caricole. Elle a fait un malaise, a été transférée à l'hôpital, est tombée en syncope après son retour de l'hôpital. Cette dame est originaire de la RDC, ce qui signifie qu'elle pourrait être expulsée sur le vol collectif prévu dans les prochains jours.

Les co-détenus nous parlent d'une autre femme, gravement diabétique, qui a urgemment besoin de soins: "Elle n’est plus que l’ombre d’elle même"

Un homme crache du sang depuis plusieurs jours et ne tient plus sur ces jambes. Il a été amené à l'hopital et est revenu: "C'est rien", dit le médecin.

Un très jeune homme est couché depuis plusieurs jours, ne bouge plus, ne parle plus. Aucune visite médicale!

D’autres malades sont enfermés en ce moment au Caricole.

Leur place n'est pas là. L'assistance médicale y est inexistante, malgré la présence de médecins et infirmiers, qu’il conviendrait plutôt d’appeler des distributeurs de calmants et d'anti-douleurs.

Non assistance à personnes en danger appellerait-on-cela, si on n'était pas dans un centre fermé.

L’Office des Étrangers espère que la peur, l’isolement et l’obstacle de la langue poussent les personnes détenues à subir en silence ces  traitements indignes. Qu’il se détrompe. Ces personnes ne sont pas seules.

Nous invitons tout médecin bénévole disponible pour visiter ces personnes à nous contacter au plus vite: crer.info@gmail.com.

Merci pour elles.