Ce jeudi 18 décembre, journée internationale des migrants, collectifs et citoyen.ne.s se retrouveront à Place Poelaert de 12h00 à 14h00 pour rappeler à Theo Francken et aux nombreux représentants du racisme institutionnel que “la valeur ajoutée” d’une personne ne dépend pas de son origine, de la couleur de sa peau ou de son statut administratif.

Ce jeudi 18 décembre, des migrant.e.s passeront la journée derrière les barreaux des centres fermés de Belgique.

D., venu en Europe pour étudier, recherché dans son pays d’origine pour un crime qu’il n’a pas commis, privé de sa liberté par la Belgique depuis 8 mois.

A., enfermé depuis août, souffrant d’une grave forme de diabète, auquel on interdit de garder de l’insuline et de la nourriture dans sa chambre tout en lui conseillant du paracétamol et des douches chaudes pour soigner ses crises d’angoisse.

M., séparé de sa femme et de son enfant depuis quatre mois, maintenu en détention par l’Office des étrangers même après la décision de la Chambre du Conseil favorable à sa libération.

Ce jeudi 18 décembre, les sans papiers de Belgique poursuivront leur lutte et, pour certain.e.s, leur grève de la faim contre les lois qui les criminalisent et les étouffent.

“I can’t breathe” – je ne peux pas respirer – ont été les derniers mots d’Eric Garner, tué par des policiers à New York en juillet, mais également ceux de Jimmy Mubenga, étouffé lors d’une tentative d’expulsion du Royaume-Uni en octobre 2010.

Aujourd’hui en Europe les migrant.e.s, avec et sans papiers, sont étouffé.e.s par des lois discriminatoires et par le racisme. Et tant que cela ne changera pas, le 18 décembre restera une journée de lutte.

Contact presse: Oscar Flores (0496 40 33 09)