D., guinéen, est arrivé le 19 mai à l’aéroport de Bruxelles National en provenance de Conakry pour poursuivre son voyage vers l’Italie où il est résident régulier depuis quelques années.

La police aéroportuaire a estimé que son passeport était faux, qu’il devait retourner en Guinée et devant son refus l’a maintenu en détention au Centre Caricole à Steenokkerzeel. Depuis lors, entre déjà deux tentatives d’expulsion pour la Guinée, D. se bat contre l’absurdité de sa situation.  

Car le comble, c’est que les autorités italiennes ont confirmé aux autorités belges la légalité de son titre de séjour en Italie.  La Direction centrale de la police de l’air et des frontières en Guinée, l’équivalent des nos policiers à Bruxelles National, a également confirmé l’authenticité du passeport détenu par D.

Que dire de la méfiance des autorités belges qui mettent en doute les preuves apportées par l’Italie, pays de l’Union européenne, consœur dans l’Europe forteresse de Schengen ? Ce nouveau couac de nos policiers super-zélés démontre que pour un étranger, débarquer à Bruxelles National est un quitte ou double souvent tamponné par l’imbécillité bureaucratique des préposés.

On pourrait peut-être y voir aussi ce harcèlement anti-Guinéen qui prévaut en Belgique depuis quelques mois et qui se traduit par bon nombre d’expulsions.

La CRER demande à l’Office des étrangers  de faire preuve de discernement et d’autoriser D. à retourner dans le pays qui lui a manifesté un meilleur accueil que la Belgique: l’Italie.

Contact:crer.info@gmail.com